Premier stage 2010 d'équipier Feux de Forêts
Interview du Sergent Jean-Marie CARAMIGEAS – Formateur FDF :
1) Depuis combien de temps êtes-vous formateur FDF ?
J'ai intégré l'équipe pédagogique en 2002 pour un renfort ponctuel de l'encadrement puis, à partir de 2003 étant également formateur COD 3, je supervise notamment le rôle et les responsabilités des conducteurs lors des manœuvres d'un GIFF.
2) Qu'est-ce qui vous a amené à le devenir ?
Comme tout sapeur-pompier, les reportages sur les campagnes de feux de forêts m'ont toujours impressionné. En 201, j'ai eu la chance de participer à une colonne de renfort dans le Sud de la France et là, j'ai pris conscience de la dangerosité de ce type de feu et la nécessité d'être bien préparé.
3) Qu'est-ce qui vous plait dans cette spécialité ?
Cette spécialité est le lien avec mon rôle de formateur tout-terrain, les deux sont indissociables. Le fait d'être dans la nature, d'avoir à définir l'évolution du feu en fonction de plusieurs critères pour ensuite amener une action rapide et efficace et ceci en toute sécurité, me plait.
4) A votre avis, quelles sont les qualités que doit posséder un formateur ?
Un bon formateur doit être à l'écoute de ses stagiaires. Réussir à faire passer son message, à transmettre son savoir qu'il a lui-même obtenu des « anciens » pour que le lien se fasse entre les générations de pompiers. Mais plus que tout, c'est de créer un groupe, une ambiance, car les sapeurs-pompiers sont avant tout des hommes et des femmes qui doivent être unis et soudés pour la bonne marche des opérations. Il s'agit tout simplement de créer la cohésion d'une équipe pour la rendre efficace et pourquoi pas, avoir la chance de se retrouver un jour sur une intervention commune.
5) Avez-vous des propositions ou des aspirations pour l'avenir du stage FDF1 ?
Maintenir le niveau de formation FDF enseigné ici à l'école départementale de Meymac. Les sites, le relief et les conditions sont réunis pour le bon déroulement des stages.
La formation d'équipier FDF devient presque obligatoire de par l'activité opérationnelle sur notre département et réunir des personnels de tous les centres d'incendie et de secours en les préparant à travailler sur leur secteur respectif de la même manière sera la réussite de notre travail.
Interview du Caporal-chef Ludovic LACOTTE – Stagiaire FDF1 :
1) Que pensez-vous du stage d'équipier FDF que vous venez de suivre ?
Je pense que ce stage est très intéressant, dans un environnement magnifique mais le stage reste éprouvant, il devrait faire partie intégrante de la formation de base.
2) Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous inscrire à une telle formation ?
La raison qui m'a poussé à faire ce stage est qu'il est obligatoire par rapport aux fonctions de polyvalence dans mon centre de secours principal (sans Artemis, le stage n'avait pas d'intérêt)
3) Citez un point fort et un point faible de cette formation
- Point fort : le site où nous manœuvrons et les formateurs
- Point faible : l'alternance des cours et des manœuvres intéressante mais difficile
4) Le brassage entre les différents sapeurs-pompiers du département, d'affectations et de statuts différents vous parait-il intéressant ?
Ce brassage est très intéressant parce qu'il est instructif. Il est obligatoire et permet de créer de nouveaux liens amicaux avec les autres stagiaires ainsi qu'avec les formateurs.
5) A l'issue de ce stage vous sentez-vous prêt pour être engagé sur une opération de lutte contre les feux de forêts ?
A l'issue du stage, je me sens prêt à mettre en œuvre tous ce qu'on nous a inculqué, en étant serein et en sécurité sur les différentes manœuvres que l'on pourrait nous demander.
Interview du Sapeur Martine PEYRAT – Stagiaire FDF1 :
1) Que pensez-vous du stage d'équipier FDF que vous venez de suivre ?
Ce stage est bien construit avec beaucoup de manœuvres intéressantes.
2) Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous inscrire à une telle formation ?
Pour pouvoir décaler sur des feux et participer à plus d'interventions. La curiosité également.
3) Citez un point fort et un point faible de cette formation
- Point fort : les manœuvres
- Point faible : trop de théorie
4) Le brassage entre les différents sapeurs-pompiers du département, d'affectations et de statuts différents vous parait-il intéressant ?
Oui cela nous permet de faire de nouvelles connaissances. On partage des moments forts d'une expérience commune.
5) A l'issue de ce stage vous sentez-vous prêt pour être engagé sur une opération de lutte contre les feux de forêts ?
Non, je pense avoir besoin de faire plusieurs interventions dans ma région pour être vraiment sur de mes capacités.
Interview du Sapeur Sylvain GIOUX – Stagiaire FDF1 :
1) Que pensez-vous du stage d'équipier FDF que vous venez de suivre ?
Stage très enrichissant :
- notions techniques pour aborder un feu en toute sécurité
- valeurs morales (esprit d'équipe, notion de groupe)
- alternance entre la théorie et la pratique bien équilibrée.
2) Quelles sont les raisons qui vous ont amené à vous inscrire à une telle formation ?
- pour compléter mon parcours d'entrée chez les sapeurs-pompiers volontaires en novembre 2008
- afin de pouvoir décaler dans tous les camions, le feu de forêt est un incontournable dans la fonction d'un SPV
3) Le brassage entre les différents sapeurs-pompiers du département, d'affectations et de statuts différents vous parait-il intéressant ?
Ce brassage est intéressant. Le groupe apprend à se connaître au fur et à mesure, trouve une cohésion en alliant des postes différents avec des personnes différentes ayant des caractères différents. Un esprit se forme et les manœuvres effectuées qui en découlent y trouvent tout leur sens : une notion d'équipe.
4) A l'issue de ce stage vous sentez-vous prêt pour être engagé sur une opération de lutte contre les feux de forêts ?
Ce stage apprend beaucoup que ce soit en matière de technique de lutte ou que ce soit sur des fondamentaux (cohésion d'un groupe). L'excitation du premier feu ne fera alors que croître jusqu'au moment venu et alors là seulement nous verrons si on était prêts.
Ceci dit on a la chance de partir avec des bases solides donc la pression sera moins importante la première fois.
Un grand merci à l'encadrement de la session d'avril 2010.

